XTRAKS

5/5

Bon, quand on entend parler d'un groupe sans en connaître la musique, la première chose à faire pour nous mettre sur la piste est l'analyse du nom. DOWN FOR GO(O)D donc. A première vue, première lecture avec les parenthèses, on pourrait croire que ce quintet est envoyé de dieu pour répandre la bonne parole à l'instar de célèbres formations comme Mortification, Living Sacrifice, Zao, POD et autres petits chanteurs à la croix de fer. Mais arrêtons là les conneries, c'est sans les parenthèses que le nom du groupe prend tout son sens. Ces ptits gars sont Down, donc venus d'en haut : du ch'Nord, et For Good, pour notre plus grand bonheur !
Ces bonnes intentions prennent la forme d'un metal qui mise donc avant-tout, et avec une grande réussite, sur son efficacité et son coté entertainment mais point au dépend de la richesse de ses compos. DOWN FOR GO(O)D, pourtant formé depuis à peine plus d'un an, réussit à associer les influences d'une multitude de styles tout en conservant la pêche indéniable de sa base tournée vers un thrash moderne façon The Haunted et Chimaira. Le groupe s'offre quelques incartades aussi bien dans le death que le metalcore ou le power d'un Pantera pour un résultat qui castagne sec mais sans jamais perdre son accroche mélodique. Les riffs sont variés, les rhymiques prenantes et le chant assuré et assurant remarquablement aussi bien dans le guttural que dans le mélodique. Le tout est appuyé par une production qui ne manque pas de relief et sait servir la musique avec discrétion. Pas d'impasse sur le très beau travail réalisé sur l'artwork : une bonne raison de se procurer l'original, bande de pirates !
DOWN FOR GO(O)D n'est peut être pas seul à jouer dans cette fosse creusée à la pelle mais, sans même parler de nationalité, un groupe qui réussit à satisfaire des metalleux d'horizons aussi divers sans nuire à la cohérence de son album, il y en a déjà beaucoup moins. Un aussi bon skeud aussi peu de temps après sa formation, on salive déjà à l'idée de ce que pourrait donner la suite ! D'ailleurs, on aurait bien mis 4,5 histoire de conserver un minimum de marge... mais non.

Stef

vs webzine

16/20

Le jeune label lillois qui n'en finit pas de signer et de distribuer des groupes de grande qualité vient sans doute de viser on ne peut plus juste avec la jeune formation lilloise de DOWN FOR GO(O)D. Sortant d'on ne sait où et existant depuis à peine plus d'un an, le groupe nous propose avec "Here no one can hear you..." son premier album et ce sans même passer par la case démo. D'habitude je suis le premier à râler contre tous ces jeunes groupes immatures signés à tort et à travers par des labels tenus par des personnes dont l'hygiène auditive semble plus que douteuse. J'étais déjà prêt à lancer la machine à râler pour DOWN FOR GO(O)D et puis j'ai écouté l'album et là je dois bien avouer m'être retrouvé comme un con.

Dans le genre premier album qui vous balance une grosse mandale derrière la tête, cet album se pose là. Dès les premières secondes de l'album, on sait que l'on tient là quelque chose de lourd, ambitieux et efficace. Mêlant adroitement le thrash moderne d'un THE HAUNTED, au power metal d'un PANTERA ou d'un MACHINE HEAD ou encore au métal moderne de GOJIRA, voire au death metal ou encore au metalcore, DOWN FOR GO(O)D nous offre un album varié mais néanmoins très cohérent.

En sept titres, auxquels viennent s'ajouter une intro et un interlude, le groupe nous montre toute l'étendue de son talent et il faut bien admettre qu'il est déjà très grand. Emmené par une production plus qu'honorable (et même pas encore définitive sur mon promo CD) "Here no one can hear you...", distille des riffs, qui s'ils ne sont pas spécialement fabuleusement originaux sont catchys et efficaces. Ils alternent intelligemment le lourd, le mélodique ou le rapide sans que l'intensité de l'album ne baisse d'un iota. Pour s'en convaincre il suffit d'écouter "Smell of regression" qui, juste après l'interlude déploie pendant plus de dix minutes toutes les facettes du groupe.

je ne sais ce qui est le plus impressionnant dans cet album, j'hésite entre le chant et la batterie. Le chant alterne brillamment les parties claires et les parties plus gutturales et le frontman s'en sort avec un égal brio dans les deux registres et fout à l'amende nombre de ses collègues. Le batteur est lui aussi très impressionnant, son jeu est propre, varié et efficace et apporte beaucoup à la puissance de cet album.

Bref au cas où vous ne l'auriez pas encore compris, DOWN FOR GO(O)D est un groupe avec lequel il va falloir compter. Si vous en doutez encore, un petit tour sur leur MySpace devrait achever de vous convaincre.

Sheb

metalorgie

16/20

La scène métal lilloise est particulièrement active et regorge de jeunes groupes montés en graine à toute allure. Down For Go(o)d est de ceux là et débarque en quatrième vitesse en 2007 avec un premier album Here, No One Can Hear You, un an et demi après sa formation. Signé chez Great Dane Records, le groupe se pose en dignes représentants d'un métal moderne, accrocheur et puissant.

La première chose qui flatte l'oreille c'est la production plutôt propre de cette galette. Un son rond et limpide qui colle bien avec la musique pratiquée par les 5 gaillards. Down For Go(o)d bouffe à plusieurs rateliers, évoquant le power métal à la Pantera comme le thrash moderne de The Haunted, le tout suralimenté au death guttural, sans oublier la touche plus mélodique et heavy notamment dans les parties de chant clair. Quoiqu'influencé pour une part par Trivium, on n'est pas pour autant à l'enseigne métalcore, Down For Go(o)d c'est une machine à riffs avec un batteur précis et percutant dont le jeu rappelle Raymond Herrera (Fear Factory), un frontman solide dans ses différents registres, bien encadrés par une paire de guitaristes et un bassiste qui jouent des compositions directes et efficaces.

Et c'est comme ça que cet album enchaîne les titres accrocheurs, brutaux et mélodiques à la fois dès l'intro passée, à commencer par Ground Zero et son riffing dévastateur et Get The Fury, vicieux et doté d'un excellent refrain. L'ensemble est compact et prenant à défaut d'être follement original ou ultra technique. Témoin ainsi ce Cypher Of The Sick tournant sur un riff à headbanger pour un résultat tirant aussi bien sur le thrash que sur le power metal. Les blasts se succèdent sur Mind Terrorist dans un registre davantage death qui ne quitte jamais totalement les compos du groupe. Et si on souffle le temps d'un interlude tout calme inséré à mis parcours, joli effort pour aérer une galette rentre-dedans, c'est pour mieux s'enquiller le plat de résistance Smell Of Regression, morceau de 12 minutes assez proche d'un The Haunted dernière mouture dans ses emballements heavy thrash, et lorgnant aussi sur un métal plus moderne avec des parties mid-tempo et en chant clair un peu plus présentes. Pas mal du tout, quoique un petit peu poussif dans ses velléités prog'.

Mieux vaut se reporter sur les forces vives du groupe avec par exemple un morceau aussi brutal que By Lack Of Sympathy, d'entrée carrément death tout en ménageant des accélérations que n'aurait pas renié Nevermore. Quant à la dernière piste, elle symbolise bien le parti pris de Down For Go(o)d d'insuffler plusieurs tonalités musicales à ces compositions entre death brutal, thrash moderne et power metal bien concassés. The Evidence Of Power, la bien nommée. Ca blaste, le growl puissant et caverneux alterne avec des hurlements d'écorché et les riffs incisifs percutent. C'est l'effet Down For Go(o)d à ce stade, la capacité à jouer une musique puissante et accessible à la fois, riche de refrains qui restent en tête.

Sur la durée de ce premier jet, Down For Go(o)d propose une musique pleine de touches métalliques qu'on appréciera différemment suivant son ouverture musicale, mais globalement maitrisée et bien dosée. Le travail sur les voix est remarquable, et obtenir une telle qualité de production pour un premier effort tient de l'exploit. La sauce prend bien, à la fois catchy et destructrice, et sur scène c'est encore une toute autre histoire

ANGEL O

metal obs / noiseweb

08/10

Que notre région est belle! La productivité et la qualité en sont réellement les maîtres mots ! Loudblast, SUP, Unswabbed, Out, Klang, ne sont que quelques exemples qui ont démontré et démontrent à quel point le métal a toujours été prédominant, même en subissant de nombreuses baisses de régime. Alors quand un nouveau groupe du Nord pointe son petit nez, c’est forcément les yeux fermés, mais pas les oreilles, qu’on sent déjà pointer au loin la furie. Et avec Down For Go(o)d, c’est bien de ça dont il est question !

Riffs tranchants, batterie surpuissante, production monstrueuse, rien n’a d’égal sur ce premier album que le chant brillant de Manu, le frontman du groupe. Car si les musiciens ont brillamment réussi à maîtriser au mieux toutes les influences du métal moderne : Gojira, Pitbulls In The Nursery, Lamb Of God ou encore Machine Head (oui, oui des groupes américains), j’aurai même pu citer des groupes de thrash ou de death metal, s’il est bien un point qui surpasse bon nombre de groupes actuels, c’est au niveau du chant. A la fois guttural et crié, c’est surtout au niveau mélodique que celui-ci met une grosse baffe à la concurrence. Posé sur de très bons refrains, le chant sublime une musique brutale, mélodique disposant d’un groove non négligeable. En effet, même si certains riffs sentent un peu le déjà-vu ou plutôt le déjà-entendu, il serait mesquin de ne pas dire que bons nombres de ceux-ci ont ce petit plus qui vous donnent envie de remuer la tête et les bras dans tous les sens. A coup sûr, le groupe est taillé pour le live !

Alors messieurs et mesdames de France et de Navarre, s’il vous manquait un groupe à placer sur le podium du métal français, ne cherchez plus, Down For Go(o)d vient de prendre la place !

Pierre Antoine

french metal

16/20

Non, ne vous étonnez pas si Down For Go(o)d ne vous est pas complètement inconnu! En effet, le combo Lillois est présent sur notre dernière compilation « À l’orée d'une nouvelle ère ». Formé depuis même pas deux ans, le groupe sort (déjà) son premier album avec en prime une signature sur le label Great Dane Records. Né vous méprenez pas, Down For Go(o)d a déjà partagé l'affiche avec des noms tels que Trepalium, Kaizen, Pitbulls In The Nursery, Hacride et bien d'autres. Les neuf titres qui composent cet album sont issus de la mouvance actuelle, à savoir un métal moderne qui emprunte autant au thrash/death de At The Gates, qu'au hardcore de Hatebreed ou encore qu'aux refrains "aériens" de Soilwork. Ce tout manque donc forcement un peu d'originalité mais ça a le mérite d'être bien produit, bien écrit et bien exécuté. Difficile de retenir un titre plutôt qu'un autre, l'album se doit d'être écouté dans son intégralité car l'intensité ne retombe jamais et aucun titre ne paraît superflu. Côté points forts, on notera un chant loin d’être maladroit, un certain groove a la Pantera dans les compos et des riffs efficaces. On notera également un titre d'une durée de près de 10 minutes qui passe comme une lettre a la Poste. Seul petite ombre au tableau, un mastering de poids aurait été le bienvenu et aurait peut être apporté un côté plus compact et plus rentre-dedans à l’ensemble. Quoiqu'il en soit, Down For Go(o)d s'en sort admirablement bien avec cette première sortie qu'il défendra avec énergie et rage sur scène!

Petebull

in extremis

4/5

3 simples syllabes résumeront idéalement le 1er alboume de ces nordistes : ter-ri-ble ! Jeune chevelu chez qui le sang bouillonne à la moindre évocation du nom de Machine Head, ce power/thrash de malade va assouvir tes moindres désirs. Des putains de riffs incisifs, des refrains qui tuent, pour un 1er essai ces gars font très très fort. Leur métal est péchu, aéré, avec des plans batterie qui par moment me font penser à du Fear Factory par ce coté martèlements hyper puissant et groovy qui t’écrase la tronche. Mais soulignons surtout l’énorme travail vocal, on croirait franchement entendre des amerlocks. Voix superbes, toujours viriles même dans les moments clairs (ça change des chœurs efféminés très mode) avec cette personnalité gutturale qui sait aussi faire pencher la balance du coté death de la sphère métallique. C’est nerveux comme Aborted, puissant comme du Kaizen, mais dans l’équilibre qu’ils ont trouvé entre parties destructrices et plans plus aériens Down For Go(o)d trouve sa niche (couché, sale bête!). Aux premières chansons, je me suis dit “ouais super, mais ils ont dû nous mettre les meilleurs titres au début". Et puis, plus le cd défile et plus les tubes s’enchaînent, encore et encore, avec toujours ces vocaux excellents qui font toute la différence ici. Le son est vraiment bon, net et précis. Alors que le mix final n’a pas été encore réalisé sur ma copie-promo, j’ose à peine imaginer la mandale qui sortira de mes enceintes avec le produit fini. Du tout bon je vous dis

fannzic

8.5/10

La réputation de la scène métal lilloise n'est plus à faire depuis de nombreuses années... Mais 2007 s'annonce bien avec la sortie de l'album du groupe Down For Good nommé : "Here, no one can hear you..."
Si les prestations scéniques m'avaient largement convaincues, je m'appretai à être quelque peu déçu sur cd, l'énergie n'y étant pas toujours aussi bien retranscrite, puis la qualité sonore n'est pas toujours au rendez-vous... Ce genre de préjugés s'est effondré en 3 minutes et 43 secondes, lorsque Ground Zero ouvrant "Here, no one can hear you..." s'est achevé...


Confirmation faite avec les titres suivants, le son est irréprochable. Depuis la batterie jusqu'au chant on pourrait croire à une production américaine, bref, de quoi apprécier à leurs justes valeurs des compos aux influences aussi diverses que bien (heureusement !) digérées... Si le groupe ne se dit pas particulièrement influencé, on peut faire certains rapprochements avec Killswitch Engage, Machine Head, Fear Factory (l'aspect indus en moins), Trivium sur certains passages et Meshuggah sur certains riffs... Mais il est clair que le groupe a son empreinte, qui durant 45 minutes est flagrante et particulièrement efficace.


"Ground Zero" nous plonge, après une introduction intitulée ("Introduce to the ground") dans une ambiance chaotique, portée par un arpège en intro et le crissement des guitares de Pierre et Nico. Les variations rythmiques de cette chanson donnent déjà l'envie de taper du pied et ce dés la 1ére écoute, on est directement dans le vif du sujet... L'introduction pesante de "Get the Fury" poursuit, et ne sort pas de cet ambiance sombre, le chant (en anglais avec un accent on ne peut plus correct!) de Manu rageur, voire guttural peut facilement laissé place à des passages clairs (sans tomber dans un chant ridiculement aigu). Instrumentalement cela peut passer du power-thrash au breaks "groovy" (grâce à la basse de Gaet sur "The Cypher of the sick" ou sur "By Lack of Sympathy" par exemple), facilités par des montées de batteries... Les riffs peuvent être mélodiques, lourds (Mind terrorist), rapides (intro de "By Lack of Sympathy"), avoir des aspects hardcore, métalcore...on ne s'ennuie pas une seconde sans que tout ne soit prévisible. On peut même profiter d'un interlude, sur la cinquième piste, qui dure tout de même 4 minutes 10. Pause agréable pour reprendre son souffle avant d'entamer les trois derniers titres et le gros morceau de l'album : "Smell of Regression".


Sa durée : 10 minutes
Sa caractéristique : Tuerie.
Tout y passe, du chant clair, des breaks aériens et lourds, des riffs lourds, mélodiques, speeds, des variations de rythmes portées par une batterie qui n'abuse pas de la double (chose remarquable durant tout l'album...elle est utilisée à bon escient.), des rythmes syncopés, des passages instrumentaux posant une ambiance avant que l'ensemble ne s'attenue et que la page "By Lack of Sympathy" ne s'ouvre. Nouvelle page qui nous plonge dans un titre beaucoup plus direct, avec une double pédale, une alternance des guitares, un crissement répété, un chant d'outre tombe, on peut trouver des sonorités hardcore et thrash mélangées... Et pourtant, encore une fois, cette chanson nous surprend avec un passage clair des 15-20 secondes à 2 reprises... La coupure nette presque frustrante laisse alors place à la dernière chanson "The evidence of power", véritable condensé et symbole de ce que fait Down For Good : à savoir chant guturral mêlé au clair, du blast, des riffs efficaces... Tout cela pour s'achever dans un passage encore propice au headbang...


"Here, no one can hear you..." sort sur Greatdane Records et sera distribué par Season Of Mist à partir de la mi-mars, s'en suivra une série de dates avec notamment GTI, Hacride et Klone...
Les connaisseurs y verront déjà un gage de qualité, mais pour les plus dubitatifs et surtout curieux, l'écoute de 3 titres sur la page myspace du groupe (Myspace) vous convaincra de la qualité du groupe...

Tookene

la part d'ombre

Hé mais attendez ??? Roadrunner nous aurait-il caché le split de MACHINE HEAD qui se serait aussitôt réincarner en une formation aussi énergique, aussi groovy, et aussi accrocheuse, mais avec un foutu, mais "foutuuu" feeling mélodiquement magique qui leur fait encore défaut ?? Hé...foutre non ! Car si tout ici sonne en effet diablement bien Ricain, ces petits gars sont bel et bien Français ! Lillois pour être précis, et chtis pour faire dans le familier. Et les voici qui déboulés de nulle part, avec moins de deux années d'existence dans les pattes, nous pondent cet album, qui est d'entrée "une putain de bombe power/thrash truffée de tubes potentiels" rien que ça ! Pour une surprise, les DOWN FOR GO(O)D n'ont pas traînés pour faire fort . En effet, comment ne pas être interpellé par leur foutu groove qui te rentre dans le corps et t'envois dans un état psychédélique ? Comment éviter les convulsions quand le mur massif de riffs carrément bien inspirés te guette, bancal, de haut ? Comment retenir sa nuque quand la rythmique t'interpelle au point que ton front spontanément rencontre tes genoux ? Je ne sais pas, et ne veux pas savoir car cette galette est de ces rares qui vous libère d'un claquement de doigt du quotidien. Remuante et planante, la rage est bien aussi de la partie avec un excellent vocaliste qu'il soit dans les tons power/thrash, death ou clairs, avec des passages superbes qui vous font pousser l'Hallelujahhhhhhh !!!!. Là dessous se cale une production carrément bonnasse : Gonflée, sèche et rendant ce tout encore plus percutant ! ...Bref, un power/thrash autant rétro époque 90' (PANTERA, MACHINE HEAD, FEAR FACTORY) que moderne (THE HAUNTED, KILLSWITCH ENGAGE, CHIMAIRA) au travers de titres, certes où l'on sent les influences, mais explosifs que ce soit dans la puissance ou la mélodie... Y'a pas, y'a des fois ou je me dis qu'il n'y a pas que la femme qui sache faire bander l'homme ! Un groupe qui s'il continue ainsi se promet à de très hautes sphères ! Succulent messieurs.

le fantastique

Quelle surprise! A force d'explorer l'underground français, le label Great Dane déniche quelques perles, comme ce groupe nordiste qui évolue dans un style proche de Pantera, Machine Head avec une dose de metal moderne à la Chimaira. On s'étonne d'ailleurs de ne pas voir le groupe dans le catalogue Roadrunner. En huit morceaux, Down For Go(o)d nous montre toutes ses qualités musicales et mélodiques, alliées à une puissance étonnante qui propulse l'ensemble vers les plus hautes sphères du metal (l'excellent "The Cypher Of The Sick", "Ground Zero", "By Lack Of Sympathy"). Le groupe y fait preuve d'une violence incroyable sans jamais perdre le fil de morceaux bien construits qui s'appuient sur des structures à la fois directes et complexes. Saisissant le flambeau d'un power thrash de qualité tendus par les groupes cités ci-dessus, Down For Go(o)d innove à travers des titres plus en nuances comme l'angoissant :"Get The Fury" qui entre doucement dans votre tête sans jamais en ressortir. Here, No One Can Hear You est un album vraiment superbe qui doit absolument se glisser dans votre discothèque.

Denis Labbé

Crypt'o goths

4.5/5

La scène lilloise est très prolifique en ce moment, ce groupe aux multiples influences prouve haut la main et avec cet opus varié, alliant puissance et mélodie, que la scène Metal en France existe bel et bien. Le groupe s'influence de nombreux autres, Pitbulls In The Nursery ou Trepalium pour ne citer qu'eux. 45 minutes de pur bonheur. Amateur de gros son, courez vite vous le procurez avant épuisement des stocks!

magic fire music

16/20

Voila un jeune groupe de ma région qui voit le jour à Lille en 2005. Down For Good est crée par 5 zicos: Manu au chant, Gaetan à la basse, Greg à la batterie et Nico ainsi que Pierre à la Guitare. C'est un groupe que je connais depuis bientôt 1 an et que j'ai découvert justement grâce à Pierre. Déjà à ce moment là, du temps de la démo j'avais été agréablement surprise. En 2006, ils se produisent sur scène avec des groupes comme Pitbulls In The Nursery à Arras, Trepalium, Kaizen et bien d'autre. Autant dire que leur notoriété s'arrête à notre région. Voila que leur premier album sort enfin cette année chez Great Dane Records et il s'intitule: Here, No One Cane Hear You.
On va voir ce que donne alors ce premier opus!
L'album commence par une intro à Ground Zero le second titre. Ca envoie dés le départ ca promet! Le son est gras et lourd, la voix grave, haineuse.Ca part en blast, c'est violent! Ca ne fait que commencer qu'on est déjà sur le cul (excusez moi!).La rythmique est incisive, les riffs brutaux mais pas dénués de mélodies. C'est MONSTRUEUX, la basse alourdit le tout, elle n'est pas mis à l'écart quoique discrète quand même. Le chanteur est épatant, il alterne sans problème une voix claire et mélodique avec du un chant grave et thrash jusqu'au grunt!
Les titres s'enchainent très bien ca reste cohérent. La composition est soignée, les titres ne sont pas prévisibles, ca change d'ambiance, de tempo, on pense avoir affaire avec un titre trashy et on se retrouve avec un pur titre mélodique. Ben oui, Here,No One Can Hear You c'est pas que de la violence! y'a de la mélodie! et quelle mélodie! Comme sur Smell Of Regression, mon coup de coeur de l'album ou encore The Cypher Of Sick. Ce titre part sur un rythme thrashy,double en veux tu en voila, riffs agressifs et speed et d'un coup ca s'attenue et on part sur une partie mélodique superbe, le chant est génial, il suit bien avec le reste. Le refrain vous sort pas de la tête, et c'est au moment ou on se dit "Tiens c'est bien calme!" que ca repart de plus belle!
L'album transpire la colère, la noirceur comme Mind Terrorist. On passe de titre Thrash à la limite du Death tellement c'est violent (grunt,blast) à des morceaux plus posés. Je peux pas m'empêcher de penser à Gojira sur Get The Fury et à not' bon vieux Dimebag Darrell sur les sons de grattes..
Bref, pour un premier album les gars de DFG ont pour ma part réussi leur pari, c'est carré, pro...bref j'ai rien à dire... j'arrive même pas a chipoter. On tient avec Amphitryon, le renouveau de la scène metal dans le Nord-Pas De Calais après les gars de Loudblast.

Miss Schizo

lords of winter

8.5/10

Sorti il y a maintenant un peu plus de deux ans, « Here, no one can hear you » est le premier album de Down For Go(o)d, quintet fondé à Lille en octobre 2005. Originellement, la formation entendait -logiquement- faire ses premières armes sur une démo cinq titres, mais, une bonne dose d’enthousiasme aidant, deux titres sont venus s’ajouter aux autres, et c’est ainsi que, de fil en aiguille, le format album s’est imposé pour entamer les hostilités. Culot outrancier d’une bande de jeune loups? Dès la première écoute, la réponse apparaît comme une évidence…pas forcément celle que l’on aurait attendue.

A consulter la fiche de chacun des membres sur leur site officiel, on s’aperçoit que les influences sont nombreuses, recoupant tous les genres métalliques, mais pas uniquement puisque sont également mentionnés des artistes évoluant dans d’autres sphères musicales tels Nick Cave, Ugly Kid Joe, Radiohead ou encore Bjork, pour ne citer qu’eux ; toutefois, distinguer ces derniers dans la musique ici proposée relèverait de l’exploit. Pour autant, les cultures musicales, apparemment assez diverses et ouvertes des cinq membres, se recoupent autour d’un dénominateur commun évident qu’ils parviennent à façonner d’une manière étonnante de justesse.

Affirmer que Down for Go(o)d officie dans l’avant-gardisme relèverait du non-sens ; cependant, il me serait assez difficile de les ranger dans un genre majeur dominant. En tous cas, je me démarquerai de l’étiquette strictement « américaine » que j’ai pu voir, çà et là, apposée sur cet album. Si l’on ne peut nier une certaine ressemblance avec Machine Head pour l’aspect « power », celle-ci me semble focalisée sur les pistes deux et trois (notamment au niveau du refrain) et revient par intermittences sur la fin. Non, à l’écoute des compos, je déplacerais volontiers un second marqueur vers la Scandinavie, et l’arrêterais sur la Suède pour être précis. On peut retrouver pêle-mêle quelques riffs bien lourds et accrocheurs à la Grave (coïncidence amusante, Manu, le chanteur, ressemble quelque peu à Ola Lindgren), un aspect death/thrash mélodique qui rappelle le « Purgatory Afterglow » de Dan Swanö avec Edge of Sanity (l’excellente quatrième piste, « The cypher of the sick ») voire At the Gates, combiné à un thrash moderne agressif et mordant à la The Haunted, comme sur «Smell of regression », piste qui tranche par sa longueur (plus de onze minutes) avec les autres -exception faite de l’intro- qui tournent autour de quatre ou cinq minutes, longueur surprenante pour un groupe n’officiant pas spécialement dans le progressif, mais là encore, l’ensemble est très bien géré. « By lack of sympathy » se situe également dans cette veine suédoise imparable où le côté rentre-dedans propre au thrash s’associe à une recherche mélodique avec inspiration et efficacité. Et de clore sur un final tout aussi détonant où la performance vocale de Manu - l’un des points (très) forts du groupe – se veut véritablement impressionnante de maîtrise technique pour nous desservir un panel de couleurs digne d’un caméléon : chant death passé au souffre façon Ross Dolan d’Immolation (!!), chant arraché façon hardcore, chant hurlé/écorché vif à la Thomas Lindberg, chant clair… N’en jetez plus! On notera la présence d’une piste instrumentale qui sonne à s’y méprendre comme certaines parties d’Envy, groupe japonais figurant parmi les meilleurs représentants de la scène screamo aux mélodies toujours travaillées avec soin, souvent sur un motif assez… mélancolique et tourmenté ; cet interlude arrive à point nommé, comme une trêve avant la reprise des combats.

Peut-être moins entreprenants a priori que d’autres groupes qui s’essayent, avec plus ou moins de réussite, à intégrer des éléments « hétéroclites » à leur musique, Down for go(o)d signe ici un album sans complexe, bourré d’énergie, toujours très juste dans ses alternances diverses (chants, mélodies et rythmiques) et mélangeant avec une facilité et une habileté assez déconcertantes des éléments explosifs que l’on retrouve chez quelques redoutables références, mentionnées plus haut. Au final, les musiciens et leur chanteur forment un bloc compact et nous desservent un cocktail que l’on apprécie d’autant plus que peu possèdent cette saveur. Gros coup de cœur en ce qui me concerne pour cet album qui regroupe tous les ingrédients pour plaire aux amateurs des genres qu'ils combinent ici avec talent. A suivre de près!